
Depuis le mois de janvier 2007, l'AFPAD (Association pour la Formation, la Prévention et l’Accès au Droit) travaille sur un projet en direction des enfants des trois collèges de Pierrefitte-sur-Seine afin de mener des actions permettant à ces jeunes d'intégrer puis de s'approprier les règles et les normes comportementales indispensables à la vie du collège et à se construire une place pour une citoyenneté active. Au cours de ces deux années, tous les mercredis, les vendredis et pendant les vacances scolaires, l’association a organisé un atelier d'expression.
L'évaluation du projet mené et le constat partagé par tous les partenaires concernant les enfants décrocheurs-exclus ont permis d'envisager son développement à "Fil continu". En effet, pendant la durée de l'exclusion, ces enfants restent à l'extérieur du collège. L'exclusion est un facteur qui aggrave le retard scolaire et favorise les comportements violents.
Des rencontres et des réunions régulières de bilan ont été organisées afin d'aborder les progrès, les difficultés et les points de vue divergents, de modifier ou d’ajuster le projet.
Depuis plusieurs années, les agents municipaux et le corps enseignant constataient une montée progressive de l’incivilité voire de la violence dans les établissements scolaires du 1er degré d’Angoulême.
A la demande du service Vie Scolaire et Jeunesse de la ville d’Angoulême, OMEGA a effectué une analyse spatio-temporelle dans l’école George Sand. Plusieurs constats ont pu être relevés déclenchant, dans le cadre du Projet de Réussite Educative, l’expérimentation d’un dispositif de médiation scolaire dit « par les pairs ». Sur cette base, quinze élèves ont été sélectionnés, en concertation avec le corps enseignant. La rédaction de lettres de motivations afin de vérifier l’adhésion des élèves retenus a été réalisée. Chaque élève, sur le temps de pause méridienne du lundi et du jeudi, a reçu huit heures de formation aux différentes techniques de gestion de conflits, de prévention de la violence, de communication et a été sensibilisé aux règles de vie en collectivité et à la promotion de la citoyenneté.
Cette première année d’expérimentation a impacté de façon significative sur l’amélioration du comportement individuel des enfants. Compte tenu de ce bilan positif, une convention de partenariat a été validée par le Conseil d’Administration du CCAS d’Angoulême, confirmant la poursuite de cette action sur l’année scolaire 2008/2009.
Cette action de prévention a été mise en place à Marseille dans 3 écoles primaires. Elle se déroule dans le cadre scolaire, pendant la classe ou le midi, avec une intervention auprès de tous les élèves de l’école en demi classe.
Il s’agit de partir du principe que « Tout peut être dit mais tout ne peut pas être fait » : « Je peux être en colère mais je ne peux pas frapper quand je veux », « Je peux désirer un objet mais je ne peux pas le voler »…. Plus cet apprentissage se fait tôt, plus il est efficace.
L’autre axe de cette action est l’utilisation de jeux de rôles et cercles de parole pour apprendre à :
- maîtriser sa colère et garder la maîtrise de soi.
- gérer un stress ou une contrariété
- prendre conscience de ses sentiments
- comprendre les sentiments des autres
- comprendre et respecter les règles et sanctions
Environ 400 enfants de 6 à 10 ans ont bénéficié de cette action.

Suite à l’interpellation de la Principale du collège public R. Schuman d’Halluin, à propos d’actes inquiétants (rixes, jeux type « foulards » …) perpétrés par des jeunes au sein même du collège, une démarche s’est construite entre les représentants du collège et ceux de la commune d’Halluin, et plus particulièrement avec l’équipe du service municipal « citoyenneté prévention jeunesse ».
Au fil des mois, un projet a pris corps sur le thème de la lutte contre l’incivilité et la violence entre élèves, à partir d’une approche positive à l’adresse des élèves de 6ème, pendant le temps scolaire. Cette approche vise l’expression libre des élèves pour mieux appréhender, comprendre et respecter leur environnement social et scolaire.
Le programme d’intervention proprement dit s’articule autour de 2 axes : un travail de représentation individuelle des élèves sur leur environnement - « le bien et le mal & le bon et le mauvais » -), suivi d’un débat animé et construit par demi-groupe. Les élèves sont invités à réaliser un patchwork avec des images, textes ou dessins représentants leurs idées.
Ces interventions sont réalisées pendant les temps de vie de classe. L’établissement met à disposition des salles de classe, ainsi que le centre de documentation et d’information. Par ailleurs, outre les personnels de la commune impliqués et l’équipe de direction du collège, les professeurs d’éducation civique et les professeurs principaux sont totalement intégrés à la démarche.
Depuis 2006, l’action est reconduite chaque année (~40 heures d’intervention).